éponge


éponge

1. éponge [ epɔ̃ʒ ] n. f.
esponge XIIIe; lat. pop. °sponga, lat. class. spongia, d'o. grecque
I
1Substance légère et poreuse provenant d'un zoophyte marin (éponge, II) et que l'on emploie à divers usages à cause de la propriété qu'elle possède d'absorber les liquides et de les rejeter à la pression ( spongieux); objet fait de cette substance. « Mais qui utilise les grosses éponges dites Venise et connaît encore la différence entre les éponges plongées et les éponges harponnées ? » (Cayrol). Éponge de toilette.
(XXe) Objet analogue en quelque matière que ce soit. Éponge végétale. luffa. Éponge synthétique. Nettoyer avec une éponge. Éponge métallique, qui sert à gratter.
2Loc. fig. Avoir une éponge dans le gosier, boire, être imbibé comme une éponge : boire, avoir bu plus que de raison (cf. Boire comme un trou). « Ils buvaient tous comme des éponges » (Gautier). Fam. C'est une éponge : c'est un ivrogne. — Passer l'éponge sur quelque chose (de désagréable ou de nuisible),l'oublier, n'en plus parler. « Je veux bien serrer la main de M. Pascal et passer l'éponge sur toute cette histoire » (Maurois). Jeter l'éponge : abandonner la lutte; renoncer dans une compétition (cf. Baisser les bras).
3Par appos. (1877) Tissu éponge, dont les fils bouclés absorbent l'eau. Des serviettes éponge, de ce tissu. — De l'éponge, ce tissu. Un peignoir en éponge.
4(1864 ) Éponge (ou mousse) de platine : chlorure de platine ammoniacal décomposé par le feu, d'aspect mousseux et spongieux.
II(1502) Animal des mers chaudes au squelette léger et poreux formant des réseaux de différents types, qui fournit la matière appelée éponge (I). Pêcheurs d'éponges.
Zool. Animal de l'embranchement des spongiaires.
éponge 2. éponge [ epɔ̃ʒ ] n. f.
• 1528; altér., par attract. de 1. éponge, de l'a. fr. esponde (XIIe); lat. sponda « bord, rive »
1Techn. Châssis formant le bord d'une table à couler le plomb.
2Vén., vétér. Rebord de chaque branche d'un fer à cheval ou du dessous du pied d'un cerf. Par méton. Tumeur au coude du cheval, due à la pression de l'éponge lorsque la bête est couchée.

éponge nom féminin (latin populaire sponga, du latin classique spongia, du grec spoggos) Synonyme de spongiaire. Substance élastique cornée formant le squelette de certains spongiaires et utilisée à différents usages domestiques à cause de sa propriété à retenir le liquide. Objet à usage ménager d'aspect analogue à l'éponge : Éponge métallique. Populaire. Poumon. Familier. Ivrogne. Métallurgie Masse de métal poreux obtenue par électrolyse, réduction directe, etc. Textiles Synonyme courant de tissu-éponge. ● éponge (expressions) nom féminin (latin populaire sponga, du latin classique spongia, du grec spoggos) Familier. Boire comme une éponge, se livrer à des excès de boisson. Jeter l'éponge, à la boxe, en parlant de l'entraîneur du boxeur blessé ou en difficulté, lancer une serviette sur le ring pour demander l'arrêt du combat ; abandonner la lutte, le combat, renoncer à ses projets. Passer l'éponge, oublier, pardonner quelque chose. Éponge végétale, nom usuel d'une cucurbitacée du genre luffa, dont les fibres du fruit peuvent servir d'éponge. ● éponge (synonymes) nom féminin (latin populaire sponga, du latin classique spongia, du grec spoggos)
Synonymes :
- Textiles. tissu-éponge ● éponge nom féminin (ancien français esponde, du bas latin sponda, bois du lit, avec l'influence de éponge) Extrémité de chacune des branches du fer à cheval. Matière qui forme le talon du cerf, du chevreuil et de toutes les bêtes qui ont le pied fourchu. Tumeur molle du coude du cheval due à une position en décubitus anormale et provoquée par l'éponge du fer.

éponge
n. f.
d1./d Nom courant de tous les spongiaires.
d2./d Squelette corné, fibreux et souple de divers spongiaires, utilisé pour son aptitude à retenir l'eau. Pêcheur d'éponges. Presser une éponge.
|| Objet fabriqué industriellement pour le même usage. Une éponge synthétique.
éponge végétale ou (Afr. subsah.) éponge: fibres végétales provenant de lianes, du rônier ou du loufa et servant d'éponge de toilette.
d3./d Loc. fig. Passer l'éponge: pardonner, oublier.
d4./d Tissu-éponge. De l'éponge: du tissu-éponge.
d5./d (Afr. subsah.) Mousse synthétique. Un matelas en éponge.

I.
⇒ÉPONGE1, subst. fém.
A.— Animal.
1. Usuel. Animal marin, primitivement considéré comme zoophyte ou plante, fixé, de forme irrégulière et dont le squelette est léger, poreux et spongieux. Pêcheur d'éponges; les éponges flottent dans la mer; des bancs d'éponges et de corail : culture de l'éponge en parc, synon. spongiculture. Les éponges les plus réputées sont pêchées dans l'archipel grec (Lar. Méd. t. 1 1971).
2. En partic., zool. Animal de l'embranchement des spongiaires. Éponges calcaires; éponges siliceuses; éponges hexactinelles ou hexactinellides. Études des éponges, des polypes et des holoturies (d'apr. Zool., t. 1, 1963, p. 441, 463 [Encyclop. de la Pléiade]).
B.— P. méton., usuel
1. Substance légère et poreuse provenant des animaux appartenant à l'ordre des spongiaires (cf. supra A 2) qui est employée pour différents usages à cause de sa capacité d'absorption et de rejet, à la pression, des liquides; objet fait de cette substance. Éponges animales; éponges naturelles; fines éponges; éponges de toilette; mou comme une éponge :
1. À quoi penses-tu? dit la grand-mère en s'asseyant, fatiguée, une éponge à la main. Elle faisait elle-même la toilette du petit garçon...
DRIEU LA ROCH., Rêv. bourg., 1939, p. 119.
2. Lartois la força à se lever, la conduisit à la salle de bains et, d'une éponge, il essuya lui-même le sang dont elle était couverte.
DRUON, Gdes fam., t. 1, 1948, p. 192.
SYNT. Donner des coups d'éponges, passer une éponge sur le tableau noir pour l'effacer; passer une éponge imbibée d'eau sur une toile cirée, un marbre, pour enlever les taches et salissures; éponge pressée; rafraîchir qqn avec une éponge humidifiée ou à demi-mouillée.
2. [P. anal.]
a) [de forme et de fonction] P. ext., mod. Objet analogue constitué de diverses matières. Éponges végétales, synthétiques, de/en caoutchouc, en mousse de nylon, en papier traité; laver un cheval, la carrosserie d'une voiture avec une éponge. Venaient alors les frissons du matin frais, l'eau, l'éponge et la cuvette (DUHAMEL, Jard. bêtes sauv., 1934, p. 52). Touchant de la tête les balais ou les éponges qui pendaient du plafond (SIMENON, Vac. Maigret, 1948, p. 149).
Rem. Les énoncés réduits, ex. et syntagmes de 1 et 2 a sont gén. interchangeables.
Spéc. Éponge métallique. Objet fait de fils métalliques retordus utilisé pour nettoyer par frottement sur une surface (cf. DAVAU-COHEN, 1972).
b) [P. anal. de forme, et parfois de fonction] Matière spongieuse.
P. appos. Tissu(-)éponge. Tissu de coton dont les fils dressés ont un grand pouvoir absorbant, et utilisé de ce fait pour le linge de toilette, de bain et de plage. Serviette-éponge, peignoir-éponge. Faits dans un tel tissu. Elle me frotte le dos et le ventre avec d'impeccables serviettes éponge épaisses comme des tapis (H. BAZIN, Vipère, 1948, p. 211). De l'eau chaude, du vrai savon, des peignoirs en tissu éponge (BEAUVOIR, Mandarins, 1954, p. 86) :
3. ... Cocteau avait posé pour lui dans cette série, en peignoir de bain ou en péplum éponge, ce qui est tout comme, ...
CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 186.
MÉTALL. Éponge (ou mousse) de platine, de fer. État caverneux, spongieux, de ces métaux réduits mais non fondus. L'éponge de fer sert à l'élaboration d'aciers de qualité (BADER-TH. 1962).
CHIR. Éponge de gélatine. Matière hémostatique poreuse obtenue en chauffant une solution de gélatine formolée imbibée de thrombine (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).
3. Emplois et loc. fig.
a) Loc. usuelles
Boire comme une éponge, avoir une éponge dans le gosier. Boire plus que de raison.
Rem. Attesté ds HAUTEL t. 1 et 2 1808, BÉL. 1957.
Presser l'éponge (fam.). Tirer de quelqu'un tout ce que l'on peut. Ces gens-là ont trop pris, ils sont trop riches, il faut presser l'éponge (Ac. 1835, 1878).
Passer l'éponge sur (qqc. de blâmable). Le pardonner, n'en plus parler. Passer l'éponge sur un incident, sur le passé, sur une faute, un défaut... On a décidé de passer l'éponge sur ce qu'ils appellent « mon moment d'égarement » (CÉLINE, Voyage, 1932, p. 85). Il voulait bien tolérer certains vices du régime, passer l'éponge sur certains scandales parlementaires (MARTIN DU G., Thib., Été 14, 1936, p. 296). Il leva la tête d'un geste vif qui « passait l'éponge » balayait tout commentaire sur l'incident (GRACQ, Syrtes, 1951, p. 127).
b) Arg. et pop.
) Au sing. ou au plur.
♦ [En parlant d'une femme entretenue] Tiens que je te fasse voir mon éponge (HUYSMANS, Sœurs Vatard, 1879, p. 84).
Rem. Attesté ds MACR. 1883, LARCH. Suppl. 1880, DELVAU 1883, FRANCE 1907, LA RUE 1954, ESN. 1966.
Éponge d'or. Avoué.
Rem. Attesté ds MICHEL 1856, LARCH. 1880, DELVAU 1883, LA RUE 1954, ESN. 1966.
) Au plur. Avoir les éponges mitées (ou bouffées aux mites). Être tuberculeux.
Rem. Attesté ds ESN. 1966, LE BRETON 1960, LE BRETON Argot 1975, RIV.-CAR. 1969, SANDRY-CARR. 1963.
c) Dans le domaine de la boxe. Jeter l'éponge. [En parlant du manager d'un boxeur] Jeter dans le ring une serviette éponge de soigneur pour signifier que son boxeur abandonne. P. ext. [En parlant du boxeur] Abandonner. Max Baer jette l'éponge, face à Marciano, à 15 secondes de la fin du dernier round (Paris-Match, 13 janv. 1968 p. 8, col. 1).
Rem. Attesté ds ESN. 1966, RIV.-CAR. 1969.
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1220 agn. espoigne (La Petite Philosophie, éd. W. H. Trethewey ds FEW t. 12, p. 207a); 1249-72 espoinge « substance poreuse provenant d'un zoophyte marin qui absorbe les liquides » ici employé comme « compresse, emplâtre » (Moamin et Ghatrif, II, 34, 4; IV, 26, 2 ds T.-L.); XIIIe s. [ms.] esponge de mer (Traduction de la Chirurgie de Roger de Parme ds Romania, t.32, p. 81); 2. 1701 bot. (FUR., s.v. bedegar); 3. 1860 éponge de platine (BERNARD, Notes, p. 71). Du lat. vulg. sponga, class. spongia (d'où l'agn. espoigne), gr. lui-même dér. de « éponge »; sponga pourrait s'expliquer par un nouveau contact avec le gr. à la suite du commerce des éponges, venues surtout des Îles grecques, à Marseille (cf. FEW t. 12, 208b-209a). Fréq. abs. littér. :424. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 303; b) 643; XXe s. : a) 932, b) 638. Bbg. JOURJON (A.). Rem. lexicogr. R. de Philol. fr. et de Litt. 1915-1916, t. 29, p. 62. — QUEM. DDL t. 1. — ROG. 1965, p. 74.
II.
⇒ÉPONGE2, subst. fém.
A.— TECHNOL. (plomberie). Châssis formant le bord d'une table à couler le plomb.
Rem. Attesté ds CHABAT t. 1 1875 et Mots rares 1965.
B.— VÉN., ART VÉTÉR. Rebord de chaque branche libre d'un fer à cheval ou du dessous du pied d'un cerf, d'un chevreuil. Un fer à éponges amincies.
Rem. Attesté ds NYSTEN 1824, Mots rares 1965 et ST-RIQUIER-DELP. 1975.
P. méton. Tumeur au coude d'un cheval causée par le frottement du fer à cheval lorsque l'animal est couché jambes repliées.
Rem. Attesté ds PRIVAT-FOC. 1870, LITTRÉ-ROBIN 1858, Mots rares 1965 et ST-RIQUIER-DELP. 1975.
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1. 1528 [éd.] « planche latérale d'un lit » esponge du lict (Perceforest, vol. III, ch. 5 ds GDF.); 1676 esponges « châssis formant le bord de la table sur laquelle on coule le plomb en nappes » (FÉLIBIEN Dict., p. 580); 2. 1678 terme de manège éponge du fer du cheval (GUILLET, Les Arts de l'homme d'épée, 1re part., p. 104). Altération sous l'infl. de éponge1, de l'a. fr. esponde « planche qui forme le bord du lit » (XIe s., RASCHI, Gloses, éd. Darmesteter-Blondheim, n° 421, p. 56; XIIe s. ds T.-L.), du lat. impérial sponda « bois du lit » (cf. aussi FEW t. 12, 206a).

1. éponge [epɔ̃ʒ] n. f.
ÉTYM. 1636; espoigne, v. 1220; esponge, XIIIe; du lat. pop. sponga, lat. class. spongia, d'orig. grecque. → Spongieux.
———
I
1 Substance légère et poreuse provenant d'un zoophyte marin (→ ci-dessous, II.) et que l'on emploie à divers usages à cause de la propriété qu'elle possède d'absorber les liquides et de les rejeter à la pression (l'éponge); objet fait de cette substance (une, des éponges). || Éponge de toilette. || Les trous d'une éponge. || Éponge imbibée, ruisselante. || Laver avec une éponge. || Passer une éponge mouillée sur le tableau, pour effacer. || Matière qui a l'apparence d'une éponge ( Spongieux).REM. Les éponges d'origine animale se faisant rares, on précise en franç. contemporain : éponge animale, éponge naturelle.(XXe). Objet analogue en quelque matière que ce soit. || Éponge en caoutchouc, en matière plastique, en papier traité. → aussi ci-dessous, 2., éponge végétale.
1 Après cela (Jésus) dit : J'ai soif. Et comme il y avait là un vase plein de vinaigre, les soldats en remplirent une éponge; et la mettant au bout d'un bâton d'hysope, ils la lui présentèrent à la bouche.
Bible (Sacy), Évangile selon saint Jean, XIX, 28-29.
2 Voilà mon âne à l'eau : jusqu'au col il se plonge,
Lui, le conducteur et l'éponge.
Tous trois burent d'autant; l'ânier et le grison
Firent à l'éponge raison.
Celle-ci devint si pesante
Et de tant d'eau s'emplit d'abord
Que l'âne succombant ne put gagner le bord.
La Fontaine, Fables, II, 10.
3 (…) c'était vous qui l'assistiez dans les opérations graves (…) C'était vous qui lui tendiez les instruments, les fils et les éponges.
Baudelaire, le Spleen de Paris, « Mlle Bistouri », XLVII.
4 Ce bougre-là est semblable à une éponge qui s'imbibe de toutes les liqueurs dans lesquelles elle trempe avec cette différence que l'éponge pressée rend ce qu'on lui confie et qu'ici tout sera de bonne prise pour notre ami.
Marie-Joseph Chénier, in Madelin, Talleyrand, I, VI, p. 73.
4.1 Mais qui utilise les grosses éponges dites Venise et connaît encore la différence entre les éponges plongées (sic) et les éponges harponnées ?
Jean Cayrol, Histoire de la mer, p. 180.
Par métaphore :
5 La tête de Mirabeau, disait-il (Rivarol), n'était qu'une grosse éponge gonflée des idées d'autrui.
Sainte-Beuve, Chateaubriand, t. II, p. 136.
6 Le cœur humain (…) ne peut contenir qu'une certaine quantité de désespoir. Quand l'éponge est imbibée, la mer peut passer dessus sans y faire entrer une larme de plus.
Hugo, Notre-Dame de Paris, II, IX, V.
REM. La métaphore de l'éponge a beaucoup servi en physique, notamment au XVIIIe s., comme principe d'explication pseudo-scientifique (cf. G. Bachelard, la Formation de l'esprit scientifique, V).
Loc. fig. (1684). Avoir une éponge dans le gosier; (1651) boire (cit. 15) comme une éponge : boire plus que de raison; boire comme un trou. — ☑ (1690). Vouloir sécher la mer avec une éponge : vouloir l'impossible. — ☑ (1690). Presser l'éponge : soutirer de qqn tout ce que l'on peut (→ Presser le citron). — ☑ (1607) Passer l'éponge sur qqch., le pardonner, n'en plus parler. || Allons, je passe l'éponge, mais n'y revenez pas.
7 Sur les noires couleurs d'un si triste tableau
Il faut passer l'éponge ou tirer le rideau (…)
Corneille, Rodogune, II, 3.
8 Si c'est notre pique avec son père qui trouble tant ta femme, moi, je veux bien serrer la main de M. Pascal et passer l'éponge sur toute cette histoire.
A. Maurois, Bernard Quesnay, XXXII, p. 218.
(1901, in Petiot). Boxe. || Jeter l'éponge : abandonner le combat (en jetant l'éponge de soins, puis la serviette du manager).(1931). || Le jet de l'éponge : l'abandon. — ☑ Par ext. Jeter l'éponge : abandonner un combat, une lutte. → Baisser les bras.
2 a Éponge végétale : matière spongieuse provenant de fibres végétales (lianes, pétioles du rônier, luffa, etc.).(1864). || Éponge (ou mousse) de platine : chlorure de platine ammoniacal décomposé par le feu, d'aspect mousseux ou spongieux.
b (1877). Par appos. || Tissu éponge, dont les fils bouclés absorbent l'eau. || Serviette éponge, de ce tissu.De l'éponge : ce tissu. || Une robe en éponge.
c (XXe). Techn. || Éponge thermique : épaisseur d'une paroi destinée à recevoir une grande quantité de chaleur, qui permet à la face extérieure de cette paroi de ne pas dépasser une certaine température.
d (1701). Bot. || Éponge d'églantier : galle spongieuse de l'églantier et du rosier. Bédégar.
3 Argot. || Les éponges : les poumons. || Avoir les éponges mitées, (Boudard, l'Hôpital, p. 16), aux mites (Boudard, l'Hôpital, p. 48), trouées : être tuberculeux.
9 Le professeur Tellier tout spécial est venu me voir au pied de mon lit, se faire présenter tout mon dossier. Les éponges c'était pas sa spécialité, mais tout de même il savait interpréter, lire les images radiologiques… « Très belle tuberculose ça… très intéressant ! » Ma géode qui le fascinait. Il s'étonnait que j'aie juste craché un petit peu de sang la semaine dernière (…)
A. Boudard, l'Hôpital, p. 33.
———
II (1502).
1 Cour. Animal marin (d'abord considéré comme zoophyte ou plante) fixé, de forme irrégulière et dont le squelette léger et poreux fournit la matière appelée éponge (I.). || Pêcheur d'éponges. || Culture de l'éponge en parcs. Spongiculture. || Une éponge vivante.
2 Zool. Animal de l'embranchement des spongiaires. || Les éponges : les spongiaires.
tableau Noms et types de tissus.
DÉR. Éponger.
COMP. Carré-éponge.
HOM. 2. Éponge. — Formes du v. éponger.
————————
2. éponge [epɔ̃ʒ] n. f.
ÉTYM. 1528; altér., par attr., de 1. éponge, de l'anc. franç. esponde (XIIe), du lat. sponda « bord, rive ». → Éponte.
1 Techn. Châssis formant le bord d'une table à couler le plomb.
2 Vén. Vétér. Rebord de chaque branche d'un fer à cheval ou du dessous du pied d'un cerf.Par ext. Talon du cerf.
Par métonymie. Tumeur au coude du cheval, due à la pression de l'éponge lorsque la bête est couchée.
HOM. 1. Éponge. — Formes du v. éponger.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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